Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 11:08

Alors qu’il est en chasse,

Le grand blanc change si brutalement de trajectoire

Que sa rémora pourtant solidement accrochée par sa ventouse,

En est soudain éjectée.

Par chance il revient constamment sur lui-même,

Cependant elle peine à le rejoindre

Sitôt qu’elle y parvient et s’y ancre à nouveau

Elle s’exclame furieuse :

- Albert, car c’est ainsi qu’elle le nomme dans son langage muet

Qu’est-ce qui t’a pris à faire volte face aussi violemment,

Tu a failli me perdre définitivement ?

Lui se contente de grommeler

- Te perdre, te perdre... bon débarras oui !

Il l’aime bien, il y a tant d’années qu’ils sont ensemble,

Mais il s’en voudrait de l’avouer.

- Bon débarras ! C’est tout ce que tu trouves à répondre goujat !

Si je ne veillais pas sur toi

Pour t’éviter le pièges mortels dans lesquels tu risquerais d’y perdre ta grande carcasse

Que t’adviendrait-il ?

Il grommelle encore mais cette fois avec bonhomie ;

S’il étais en était capable il sourirait mais ne peut que laisser échapper quelques bulles de sa gueule

- Prétentieuse,

Tu crois me guider mais tu n’es qu’une « mouche du coche » comme disait le fabuliste ;

En fait tu es seulement un paresseux parasite !

Tu ne vas pas prétendre que ce sont tes nombreuses sœurs arrimées sous les coques des navires

Qui guident ceux-ci ?

Mon oeil oui !

Simplement ainsi elles s’épargnent la nage pour mieux paresser !

En réalité seuls leurs capitaines les dirigent !

- Mais si, grâce à notre fluide dont ils sont inconscients !

- Tu n’es qu’une affabulatrice !

Cesse de « râler » car je t’aime bien tout de même, finit-il par reconnaître.

Je te promets d’être moins vif désormais.

Satisfaite sans le montrer d’avoir eu le dessus sur l’énorme prédateur, elle conclut :

- Soit n’en parlons plus.

Pour cette fois je te pardonne, nous verrons si tu tiens parole...

 

Ainsi put-on les voir encore durant de nombreuse années,

Lui chassant,

Elle indéfectiblement soudée à son grand corps.

 

 

Par Gérard HULOT - Publié dans : textes : Quelques petits derniers pour l'incertain
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Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /Juil /2010 12:23

 Jadis, au temps des brousses exubérantes,

Fourvoyés jusque là,

Je vis parfois chasser des tigres du Bengale au plus épais des hautes herbes environnantes.

 

Aujourd’hui que les sols se sont désertifiés

-Conséquence de la remontée des climats-

Défilent de temps à autre de longs cortèges de dromadaires

Marchant du même pas tranquille que leurs guides pieds nus,

Drapés de blanches djellabas et turbans rouges.

 

Mais hélas passent aussi à vive allure, des 4 x 4 rageurs et grondants

Dont les traces n’en érodent que davantage les pistes de sable

Et qui laissent flotter leurs nuages de sable longtemps après leurs passages

 

Ces caravanes vont rejoindre la lointaine Asie chargés comme mulets,

Auraient-elles renoué avec les antiques routes de la soie ?

Elles reviendront de même.

Sur les terres du général chinois Zhang Qian

Auront-elles troqué tapis richement ornementés, bijoux, pierres précieuses...

Contre soies raffinées et autres épices ?

 

Il est vrai qu’à l’horizon dans la lumière changeante et tremblotante du soir,

Il me semble que miroitent les villes qui jalonnaient ces pistes prestigieuses :

Minarets de Samarcande, Ispahan et autres caravansérails renommés...

 

A l’aube de l’Islam je crois frôler en leur harems de faïence brumeuse

Percés de ces moucharabiehs qui empêchent de voir à l’intérieur,

les hétaïres et concubines, la plupart adolescentes et presque  nues. 

 

Viens plus près délicieuse Oxalane

Afin que nous partagions le bain au plus secret de sa vapeur.

Quand nous n’en pourrons plus d’avoir exacerbé nos sens

Nous nous retirerons jusqu’en ton gynécée

Pour enfin donner libre cours à nos débordements les plus secrets.

Non sans y avoir auparavant fait porter de quoi plus tard régaler nos corps repus d’amour :

Sublime vin de Samos, délicats pâtés d’alouette, pêches délicates, et autres friandises...

Par Gérard HULOT - Publié dans : textes : Quelques petits derniers pour l'incertain
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 15:56

            Ne voilà-t-il pas qu’en cet avril 2010 ce délicieux volcan islandais au nom imprononçable est entré en éruption sans émotionner beaucoup les Islandais habitués aux facéties volcaniques !

           

Ils seront bien les seuls car dans sa phase active, Eyjatruc au mépris des sacré saintes lois du marché mondial, commença d’émettre un nuage de cendres et de glace qui ne tarda pas à se répandre sur une bonne partie de l’Europe, vers les 10 km d’altitude, celles justement à laquelle volent les jets commerciaux, petits bijoux fragiles soudain cloués au sol dans tous les pays pendant près d’une semaine au nom du principe de précaution ! Oh ce manque à gagner inadmissible ! Pourtant quel calme pendant ce temps ! Certes rien à espérer côté pollution, car le CO2 économisé par l’absence de trafic se trouva largement compensée par celle provenant du volcan. Mais à tout prendre je préfère cet effet de serre parfaitement naturel et de toute façon momentané, à celui permanent des jets !

 

            Je n’ajouterai pas aux flots de paroles, des plus sensées aux plus folles que déversèrent les médias. Comme toujours tout fut dit... et son contraire évidemment !

 

Un dernier mot encore : Certains spécialistes parlent d’un léger abaissement  des températures de notre continent durant quelques mois. Quoi qu’il en advienne cela ne se remarquera guère, d’autant que jusqu’à présent le printemps, bien qu’ensoleillé, est resté frais et assez venteux. Ce qui est profitable à l’arboriculture, retardant ainsi des floraisons prématurées.

 

 

Par Gérard HULOT - Publié dans : Réflexions prismatiques : A propos...
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 15:55

A cette époques là il peignit toute une séries de toiles semi figuratives

Qu’il décolorait ensuite jusqu’à des blancs plus ou moins transparents,

Donnant ainsi à l’ensemble une sensation de surnaturel allégorique.

Avec l’aide de certains sels,

Et ceci de manière tout à fait explicable,

Il est en effet possible de blanchir aléatoirement nombre de pigments

Jusqu’à obtenir des effets spectraux impressionnants

Qu’on  pourrait croire directement jaillis de l’au delà.

Effet de surnaturel garanti.

 

Il aurait pu croire à cette magie, ou pour le moins sembler y croire,

Convainquant ainsi aisément des gonogos « friqués »,

Bobos gogos fats cousins des bonobos,

Qui eussent assuré sa fortune après échange de quelques « lignes ».

Hélas il ne réussit jamais à se corrompre autant.

Si sa nouvelle marotte prêtait à confusion,

Il ne manqua jamais de préciser que la réalisation en était totalement naturelle ;

Ce qui ravala évidemment ses peintures dans l’anonymat des productions conventionnelles,

Réduisant considérablement leur valeur

Et par là même la notoriété de l’auteur.

Il ne sera donc jamais célèbre et riche, tant pis...

Par Gérard HULOT - Publié dans : textes : Quelques petits derniers pour l'incertain
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 15:53

Mais non la planète ne devient pas une poubelle dont les ancestrales réserves s’épuisent !

Mais non rien n’est perturbé par l’activité humaine

Et ses rejets de gaz à effet de serre !

Mais non la banquise ne fond pas,

Et pas davantage ne s’élève le niveau des eaux depuis l’ère industrielle !

Mais non pas plus de cyclones, d’inondations, de tempêtes à vents !

 

Pour se rassurer il suffit d’écouter par exemple l’Allègre, oh,

Et tout les lobbyistes anti-GIEC.

En conséquence braves gens inutile de changer vos mauvaises habitudes.

Continuez de consommer plus que de raison

Et surtout n’hésitez plus à polluer davantage.

Polluez vous dis-je !

 

Hélas ainsi que tout les climato-sceptiques

L’Allègre ment, et même effrontément !

Mais quand vous serez noyés, victimes d’une crue,

Desséchés par la désertification

Ou écrasés par un arbre que les bourrasques firent choir,

Il sera un peu tard pour n’avoir pas cru assez au désastre annoncé.

Par Gérard HULOT - Publié dans : textes : Quelques petits derniers pour l'incertain
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